ULTRA-TRAIL Mt.FUJI®: Jour J! Les coureurs vont bientot prendre le départ, Vincent Chautard sera parmis eux! Retrouvez le direct de la course sur le site officiel http://www.ultratrailmtfuji.com/en/ (en ce moment: discours de Tsuyoshi Kaburaki)
Vendredi, 18 Mai 2012 09:48
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Écrit par Administrator
ULTRA-TRAIL Mt.FUJI®: Jour J! Les coureurs vont bientot prendre le départ, Vincent Chautard sera parmis eux! Retrouvez le direct de la course sur le site officiel http://www.ultratrailmtfuji.com/en/ (en ce moment: discours de Tsuyoshi Kaburaki)
Dimanche, 13 Mai 2012 16:17
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Un petit mot de Lambert
Salut à tous !
Voila encore une édition du Mille in Mars bouclée (la 6e hé oui) et la première en totale autonomie pour notre part... On a pas mal hésité sur ce tracé 2012, ne sachant pas vraiment quelles seraient vos réactions. Puis, au fur et à mesure des recos, on s'est dit qu'il était impossible de ne pas faire découvrir ces coins de Marseille ou se mêlent deux mondes complètement opposés. Un monde ou la tour de verre côtoie les tentes, ou les immeubles en ruines côtoient de belles maisonettes de quartier... Faire le Mille in mars et ne jamais avoir pénétré ces quartiers c'est passer à côté de quelque chose. On n'avait jamais eu autant d'enfants courir à nos côtés, jamais entendu autant de gens applaudir et encourager et jamais vu autant de sourires dans la rue nous accompagner. Une belle leçon de vie et pour beaucoup mais aussi la découverte d'une vraie facette de ces quartiers qui font, eux aussi, l'identité de cette ville. Mission accomplie donc ! On remercie Digitik et C4M pour les locaux et leur gentillesse, Manue, mes parents avec qui j'ai passé la journée de jeudi à éplucher 15kg d'oignons et 30kgs de pommes, Agathe et Sab et surtout VOUS de nous avoir fait confiance une nouvelle fois !!! Il ne fait aucun doute que nous remettrons ça en 2013 avec de nouvelles idées toujours plus originales pour vous étonner encore et encore A très bientôt !!!!
PS: Après avoir réfléchis on sera l'année prochaine dans l'obligation de faire payer les gens à l'inscription. On ne voulais vraiment pas le faire car on trouvait le truc trop "course", mais le nombre de gens inscrits qui ne viennent pas est trop important (quasi 40 !!!) et on ne pourra pas reconduire l'événement chaque année dans ces conditions. On prévoie l'apéro, on passe du temps à le préparer (et on tient vraiment à ce format ou personne n'amène rien) pour qu'au final on y soit de notre poche: ce n'est pas le but. C'est vraiment le seul moyen qui nous permettra de faire perdurer notre "bébé" et on espère qu'un jour on sera plus de 100 à courir des les rues de la ville
Dimanche 8 avril : 1ère Etape : « La découverte » AMMOUGUER / OUED EL AATCHANA : 33,8 km.
Mauvaise nuit de sommeil, ronflements, stress du départ…. Petit à petit l’ensemble du bivouac évacue les tentes et on se retrouve tous éparpillés sur la piste alors que les employés au démontage du bivouac enlèvent les tentes … Avec l’air hirsute de gens pas réveillés, les combinaisons en tyvek, les sacs ouverts, on se croirait au milieu d’un groupe de réfugiés ….Je commence mon « menu » du matin :1 muesli + lait écrémé + lécithine de soja et 1 thé tiédasse(les pastilles Esbit, il en faut au moins 3 pour que l’eau soit chaude et comme tout a été optimisé, je n’en ai que 2 par jour !) : 3 spiruline + 2 daflon + 1 Vit C . Ce sera mon petit déjeuner tous les matins et à compter de maintenant je n’ingurgite plus que du lyo, de la poudre énergétique, des barres Gerblé. On récupère notre bouteille d’eau à gérer jusqu’au 1er CP. Petite toilette. Je remplis mes 2 bidons. Voilà ça c’est fait ! Strap du dos pour limiter les dégâts du frottement du sac (mais ce sera quand même la cata !) Je peux maintenant m’équiper pour le départ. Entre autres: chaussettes (Injinji à doigts), guêtres et chaussures (taille 42, je fais du 40 normalement), et j’attache le transpondeur. Casquette, lunette de soleil et le buff MTC autour du cou. Mon matelas est fixé sous le sac, le duvet rangé dans son sac de compression en haut.
Autour de moi, l’ensemble du bivouac en est quasiment au même stade, Il est plus de 8h00, ce rituel que je vais répéter tous les matins prend finalement un temps fou.
Lors de la Trans’Aq en Juin 2011, j’avais rencontré plusieurs personnes ayant déjà fait le MDS et si jusqu’alors, je n’avais jamais imaginé faire cette course que je pensais irréalisable pour moi - un autre monde, une autre dimension - l’idée a peu à peu germé dans mon esprit ! Je me suis soudain dit « pourquoi pas » mais avec une large part d’inconscience et de « c’est encore loin » . Il a fallu tout l’été pour me décider et renvoyer mon bulletin en Aout 2011. 10/15 jours après, je recevais la confirmation de mon inscription, j'avais le dossard 207!! C'est là que je réalisais dans quoi je m‘étais embarquée. En même temps, j’avais encore jusqu’à fin Janvier 2012 pour inventer une excuse pour annuler mon inscription !!!!
Début Septembre au retour de vacances, la réalité me rattrape : je suis vraiment inscrite aux « Sables » (C’est comme ça qu’on dit quand on est dans le coup) et il va falloir me préparer sérieusement. Etre prête, ça veut dire un entraînement spécifique, mais aussi un équipement de course adéquat et le matériel pour « survivre » une semaine en autonomie dans le Sud du Maroc. Parce que le Marathon des Sables, ce n’est pas un vulgaire 42,195 km dans le sable comme son nom l’indique, mais 250 km en 6 étapes (dont une : La Longue de 80 km) en autonomie. Autonomie ? Oui cela signifie que l’on transporte sa nourriture, ses affaires pour la course mais aussi pour vivre durant une semaine et dormir sous une tente berbère (en pratique, une grande couverture qui tient avec 4 bâtons) en compagnie de 7 autres « dingues ». L’organisation nous fournit l’eau qu’il faut gérer pour la course et pour l’après course (repas, hygiène, soins, etc…).
Je commence à traîner sur le net afin de lire les témoignages de ceux ayant participé aux éditions précédentes. Je recueille les conseils d’amis l’ayant déjà fait. Je laisse murir le projet et je continue à courir comme si de rien n’était…. Les bases sont là depuis longtemps et j’ai déjà réalisé ce même type d’entrainement pour la Trans ’Aq mais là, c’est un peu plus long, un peu plus chaud, un peu plus spartiate, un peu plus tout…..dirons-nous. La fin 2011 se passe normalement sans rien de bien spécifique, mon programme d’entraînement devant commencer en Janvier 2012. Il s’est fait essentiellement dans mon environnement habituel : le massif de la Ste baume, les Calanques, les Crêtes, toutes les pistes et sentiers autour de la Ciotat et de Ceyreste avec les amis du club de l’OCCP la Ciotat.
De la PPG le lundi avec le MTC, de la piste pour travailler la vitesse et des sorties longues (jusqu’ à 3h00) samedi et dimanche sur un terrain type trail avec du dénivelé, 1 reco du TSB, toutes les recos de l’UT2M ainsi que le serre file du 45 du TSB : voilà qui devait m’assurer de bonnes bases !
Je n’aurai rien fait en charge avec le sac, pas couru sur le sable non plus, pas testé le lyo contrairement à ce que j’avais lu sur certains forums ou beaucoup testaient leur matériel, même pas testé le sac non plus …..Mon matériel : le raidlight Olmo, pas de poche à eau, 2 gourdes à l’avant, pas de ventrale, juste une pochette ajoutée pour le ravito en course, tout doit rentrer dedans, tapis de sol roulé et fixé dessous, duvet fixé au-dessus (il sera à l’intérieur au bout de 3 étapes !). Tout le matériel accumulé est resté entassé dans un coin chez moi et je me suis attelée à la tache de tout préparer 15 jours avant, lister ce qu’il me fallait, faire des sachets, les vider, les peser et les repeser pour gagner tout le poids possible. Une semaine avant, je dé packageais tous les lyos (alu trop lourd) pout tout mettre dans des sachets plastiques, noter le nbre de calories, la quantité d’eau à mettre dedans, faire des paquets par repas et par jour (ravito en course inclus), pas d’extras sucrerie ou petit plaisir à part un sachet de 100 gr de mélanges cajous et des compotes (Pompot allégée –rien trouver d’autre !!!) pour la longue étape, sinon, lyo à tous les repas et pas de folie. Faire une fiche avec le nbre de calories total sur la semaine et par jour. Hmmm ! Pates bolo lyo et hachis Parmentier lyo, j’hésite ….
Une tenue de course, une tenue du soir (enfin, du soir, c’est vite dit, un tee-shirt de rechange et une kit en Tyvek blanc Raidlight –haut et bas- Collection printemps 2012 J) – le strict minimum…. Des gants de toilette pré imbibés -1 par jour- soyons fou ! Une mini brosse à dent, un tout petit tube et une brosse sans le manche – qui n’aura servi à rien…. No comment.
Le matériel obligatoire, une gamelle + cuillère et couteau le tout super léger, un kit pharmacie, des tongs J, crème solaire et NOK
C'est la troisième édition de ce Off marseillais made in MTC (Marseille trail club), et je suis prêt. Prêt à en découdre, non....plutôt prêt a tisser, à trouver du liant entre ces monts marseillais, et enfin entre nous traileurs."Offeurs", chercheurs d'offrandes de dame nature, voila qui m'irait très bien comme état d'esprit à l'entame de ce périple.
les gabians ci dessus
les tortues
les ultra tortues
les lièvres
Le départ est donné de la calanque de Samena (Marseille), à 15 h pour les gabians. Les ultra tortues sont parties ce matin, les tortues à 13h, nous serons suivi des lièvres qui eux partent à 17h. Cela fait environ une grosse vingtaine d'"animos*" traileurs en permanence sur le parcours.(*clin d'œil à Yoyo transcanaria). Parmi les gabians, nous avons une "mouette orléanaise" en la personne d'Anaëlle qui fera l'étape des calanques et plus si affinité, nous avons aussi un aigle des Pyrénées embrigadé par mes soins dans ce voyage sur air Provence en classe affaire...enfin c'est ce que je lui ai vendu car à défaut d'une vue imprenable des monts marseillais depuis 4000 m d'altitude, c'est plutôt un cours intensif de géologie appliquée direct en intraveineuse. Caillou, caillasse, caillons, bercail...apprentissage de la conjugaison d'un nouveau verbe au vocabulaire de Miche, résultat scolaire garanti en 24h chrono !
Je connais par cœur la partie des calanques, outre le terrain d'entrainement habituel, la traversée c'est aussi le cross du CAF au printemps, ou le Off des calanques du Marseille Trail Club en automne. C'est la seconde tentative pour ma part, quelques uns sont dans ce cas aussi, mais nous ne comptons aucun finisher en notre sein. C'est l'inconnu pour nous tous, comment va t on se comporter le second jour ? Comment va évoluer la dynamique du groupe ? La consigne donnée aux participants est claire: toujours rester "groupir" , penser à son voisin, et plus encore durant la nuit pour des raisons évidentes de sécurité.
La photo habituelle de départ nous rassure, en même temps nous savons tous que parmi nous, un nombre important ne pourrons aller au bout. Alors pour la photo de départ, les superstitieux se mettent au même endroit que les finishers 2010. A défaut d'une bénédiction papale, on s'accroche au moindre signe du destin. J'ai beau me dire que la superstition porte malheur, j'ai mon totem teddy bear d'Insolukhumbion à l'arrière de mon sac, celui ci aura un compagnon inattendu en la personne de trabbs le travel bug (lui aussi, globe trotter au gré de rencontres sur la toile). Ce dernier, avant de quitter Robert (son dernier propriétaire) pour une destination inconnue, aura fait le tour de Marseille j'espère.
Le groupe s'ébranle tranquillement, trop au gout de nos accompagnateurs qui veulent voir au moins des coureurs et non pas de paisibles marcheurs ! Alors nous partons sur un rythme un brin forcé. Le groupe s'étire tel un ressort trop longtemps comprimé dans sa boite. Je reste prudemment derrière pour au moins deux raisons, tirer des photos plan large de traileurs dans leur habitat naturel, vérifier que tout le monde prenne le bon itinéraire et de toute manière en prenant de nombreuses photos je ne peux pas aller plus vite (oui cela fait trois raisons!).
Le single du GR98 nous met tout de suite dans le bain provençal, thym, romarin mais aussi les dernières floraisons, tout en senteurs, nous font l'honneur de nous accueillir. Des frondaisons de petits pins forment parfois un véritable tunnel végétal étouffant nos bruits, atténuant la luminosité éclatante du soleil marseillais: un vrai cocon. Nous abordons aussi l'aspect technique des calanques avec quelques pas d'escalade faciles. Miche commence à comprendre l'environnement dans lequel il se trouve précipité. Et à raison il sort son APN, commente ses vidéos en direct, j'aime cet esprit là, courir mais aussi capter, se souvenir des belles choses. L'expérience est plus intense lorsque l'esprit et le corps, pleinement éveillés, mêlent harmonieusement le ici et le maintenant.
Callelongue est atteinte en 30 minutes, nous recroisons nos anges gardiens qui peuvent nous rejoindre par la route. Notre prochain rendez vous est à Morgiou dans 2h30 pour un remplissage en eau. La calanque de Morgiou accessible en voiture, située à mi parcours de l'étape des calanques est idéale pour y laisser, cachés dans des buissons, des bidons d'eau. Mais c'est sans compter sur la "saint bernard attitude" de Patrick V. qui nous accueille à bras ouverts avec des extras sucré salé, et dire qu'il va partir avec les lièvres à partir de Cassis puis refaire le tour complet la semaine suivante, incroyable !
Mardi, 27 Mars 2012 05:46
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Écrit par Pascal Penot
Le compte rendu hebdomadaire de Pascal (Ti boug'), avec les marseillais (Pierre, Nico, Gwenn, Pascal) partis en Off à l'aventure dans l'ile pendant 6 jours !
Puis je suis parti àla encontre avec les 4 camarades du Marseille trail Club qui terminaient leur périple de 6 jours à travers la Réunion. Des 4... ou presque! Car Gwen qui s'est paumé à jardiner dans les ravines du coté du sentier de la bretagne, je l'ai récupéré en voiture sur le front de mer. Quand à Nico, je l'ai croisé au debut du sentier du colorado, très fatigué…
J'ai donc retrouvé Pierre et Pascal au Colorado.
j'avais pris soin de leur monter un casse croute ravito avec gateau patate, orange, chocolat chaud